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Aurélie Dubois
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  [verso-hebdo]
15-11-2018

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Authouart, l'artiste de la 42e rue

La chronique de Pierre Corcos
Un art brut... culturel ?

La chronique de Gérard-Georges Lemaire
Chronique d'un bibliomane mélancolique

La chronique
de Pierre Corcos
Guerre froide et passion brûlante
Froid et chaud.
La main remplie d'une boule de neige finit par brûler... L'hystérie ardente laisse soupçonner une froideur de fond... On admet l'image du volcan pris dans un glacier... Cette réversibilité du glacial au brûlant n'étonne que les esprits dualistes qui ne comprennent ni l'ambivalence ni la dialectique. La seule notion de « guerre froide » (Cold War est le titre du film de Pawel Pawlikowski) frise déjà l'oxymore. Mais cette guerre-là a pourtant bien existé.
Ligne qui sépare et tient ensemble.
La ligne de séparation nuit au rapprochement. Mais en quoi favorise-t-elle l'attraction, la passion ? La frontière et ses gardes diminue la circulation. Mais la ligne de démarcation ne semble-t-elle pas appeler qu'on la franchisse ?... Le Polonais Pawlikowski joue en virtuose de la frontière bien réelle du Mur pendant la guerre froide, et de celle, imaginaire, que les amants de son film veulent entretenir pour attiser leur passion, éviter l'usure, la déception, l'habitude.

Peut-être pressentaient-ils, l'un et l'autre, qu'au long terme ils ne pourraient pas s'entendre... Lui, Wictor, pianiste et compositeur (Tomasz Kot, d'un charme des années cinquante, comme l'avait souhaité le réalisateur), cultivé, urbain, froid d'apparence, désabusé, n'aspirant qu'à fuir l'accablant communisme polonais ; elle, Zula, chanteuse et danseuse (Joanna Kulig, à la blondeur émouvante comme celle de Marilyn), pragmatique, provinciale, apparemment entière, instinctive, qu'une carrière relativement enviable dans les troupes folkloriques, en vogue au temps du stalinisme, retient en Pologne. Deux êtres qui, dans un même mouvement, se découvrent et se détournent... Peut-être leur inconscient a-t-il trouvé cette formule d'une brûlante histoire d'amour qui, justement parce qu'elle est impossible, durerait. Car une telle relation en miroir fascine cet homme et cette femme, ayant en commun le charme, la musique et l'envie acharnée de réussir. Ils s'aiment et se détestent, parce qu'ils sont plus narcissiques qu'ils ne croient et, qu'avec des stratégies différentes, aucun ne voudra céder ! Dans les milieux artistiques, intellectuels, on connaît bien ce type de relation... Et, de l'aveu même du réalisateur, il a suffi qu'il s'inspire de l'histoire de ses propres parents (divorcés, remariés deux fois) pour dérouler la fil psychologique de cette passion. Mais l'invention scénarique - qui a sans doute valu au film de remporter le Prix de la mise en scène au dernier Festival de Cannes - fut d'avoir intriqué cette ligne de séparation psychologique et la frontière politique Est/Ouest qui symbolisa la guerre froide. Cette intrication du politique et du psychologique crée la scansion des retrouvailles et des séparations. Varsovie, Berlin, Paris, Yougoslavie, de 1949 au milieu des années 60 : au gré des ouvertures professionnelles, des tournées, Wictor et Zula s'unissent fougueusement et rageusement se séparent. Mais leur carrière continue de part et d'autre... Jusqu'au moment où l'exigence absolue de leur passion - durer - trouve une dernière formule à la Roméo et Juliette, radicale, tragique, conduisant le film jusqu'au mélodrame. Mélodrame hollywoodien dans un contexte stalinien.

Ceux qui aiment peu le film déclarent : « oui, de très belles photos et beaucoup de musique ! ». C'est une réduction critique bien entendu, mais elle rend hommage à l'éblouissante photographie de Lukasz Zal (déjà remarquée dans Ida, le précédent film, primé, de Pawlikowski), transmuant en tableaux certains plans, et elle salue l'omniprésence musicale, témoignant de l'autre passion des deux protagonistes, qui s'exprime aussi bien dans le chant folklorique que dans le jazz. La photographie soignée en noir et blanc ainsi que le format carré de l'image, très rares au cinéma, concentrent sur des scènes dramatiques l'essentiel de ce film court portant sur un temps long. Et laissant ainsi le spectateur imaginer ce qui se passe durant les années de séparation... Le réalisateur polonais travaille par ellipses. Quelques séquences bien choisies évoquent, sans s'y attarder, l'oppression, la propagande, la délation généralisée du stalinisme. Pawlikowski se plaît également à inscrire les ardeurs de ce romantisme absolu dans les neiges et glaces polonaises. Venu du documentaire, il est très à l'aise pour accompagner la démarche anthropologique de son héros (ce fut aussi la sienne), qui sillonne les campagnes pour enregistrer le patrimoine musical traditionnel.

Par l'ellipse, la froideur de maints décors, la démarche documentariste, Pawel Pawlikowski garde une distance que certains critiques ont interprétée comme esthétisante. On ne serait ainsi même pas ému par le suicide/mariage des deux amants à la fin de Cold War... Mais pourquoi ne pas recevoir cette distance comme celle du temps révolu, du souvenir refroidi ? Temps révolu du communisme, de la jeunesse des parents du réalisateur, aujourd'hui disparus, temps révolu de ce Paris bohème d'après-guerre, ou encore de ces passions juvéniles, quand on y repense plus tard, à la maturité. Il n'y a plus de rideau de fer, et les amants ne s'aiment plus de cette façon.
Tout souvenir est froid comme l'absence. Mais il suffit de beaucoup s'en rapprocher pour qu'une douleur nostalgique brûle la mémoire...
Pierre Corcos
corcos16@gmail.com
08-11-2018
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Verso n°112

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Christophe Cartier

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