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| Le débat sur l'image est plus que jamais d'actualité. |
LE MONDE >> Les photographes doivent travailler entre propagande et censure en Afghanistan >> 26/10/01
Par Michel Guerrin |
Qu'ils soient avec les troupes de l'Alliance du Nord, au Pakistan ou même à Kaboul, les photojournalistes, au-delà des images de réfugiés ou de blessés, déplorent ne pas pouvoir vraiment saisir la réalité du conflit. Ils n'ont, notamment, pas le droit de suivre les commandos américains.
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LIBERATION >> Afghanistan, le pays du secret >> 26/10/2001
Par Philippe Lançon |
Dans ce monde rétréci et pervers, rétréci au lavage des images et pervers dans leur usage, l'homme occidental accède de deux manières aux pays lointains: par les images du tourisme et par celles de la guerre. Le touriste exporte son monde (jusqu'ici) en paix dans le lieu qu'il visite; le téléspectateur importe les mondes en guerre dans le lieu qu'il habite. On pourrait croire que ces deux types d'images s'opposent. L'iconographie actuelle de l'Afghanistan démontre qu'au contraire elles se complètent. Elles s'unissent même, envers et endroit, dans nos regards ambigus et impuissants de conquérants immobiles.
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LE MONDE >> L'éphémère silence des images >>12/11/2001
Jean-Michel Frodon |
Il y a un grand trou (Ground Zero) au cur de New York. Une sorte de hiatus dans le tissu, réel et symbolique, de la cité. Ce trou ne durera pas : quelle que soit la solution retenue pour l'emplacement où s'élevaient les Twin Towers, elle mènera à combler ce trou - fût-ce par la mise en place d'un vide cette fois concerté, chargé de sens, balisé et vectorisé par la commémoration des victimes, l'amour de la nation, le rappel de l'histoire, etc. Il y aura eu, aussi, un trou dans la production d'images par la société la plus "iconogène" que l'humanité ait jamais connue.
Cette congestion a surgi, comme un long hoquet de terreur devant ce qui n'avait jamais été, au sens strict, prévu et qu'on cesse de nous fatiguer avec les prétendues images hollywoodiennes qui auraient annoncé le 11 septembre : quiconque regardait la télévision ce jour-là, c'est-à-dire une considérable proportion de la population de la planète, sait bien qu'il n'avait jamais rien vu de tel. |
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LE MONDE >> Les stéréotypes visuels de la guerre en Afghanistan >>15/11/2001
Michel Guerrin |
| Les photoreporters en Afghanistan font un constat amer. Les commandos américains sont invisibles, à une exception près, et les talibans ne montrent que ce qui les arrange : Ben Laden dans sa grotte, les "bavures" des bombardements. L'état de grâce de la guerre du Vietnam, où le photographe accompagnait quotidiennement les GI en hélicoptère, n'est plus qu'un souvenir jauni que le reporter se remémore en lisant Putain de mort, de Michael Herr. |
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| LIBERATION >>L'icône et le «cas» Ben Laden >>23/11/2001 |
Plus il a été nommé et montré par les médias occidentaux, plus il s'est mis à exister comme image et moins il a été considéré en tant qu'individu singulier.
Par MARIETTE DARRIGRAND
Mariette Darrigrand est sémiologue, consultante à l'Observatoire du débat public.
Le vendredi 23 novembre 2001
Le sort de l'homme le plus recherché de la planète devrait être fixé dans quelques jours, quelques semaines ou quelques mois... L'alternative se joue entre le jugement et la mort, que celle-ci soit exécutée ou volontaire. Cela signifie, à partir du statut qu'a pris Oussama ben Laden dans l'ordre de nos représentations depuis le 11 septembre, que ce nouveau personnage apparu brusquement sur nos écrans et dans nos journaux, personnage si désigné et si portraituré, va pencher du côté du réel ou du côté de l'imaginaire. Si Ben Laden est capturé et jugé, il sera entraîné dans la réalité d'un processus concret et dévoilant. S'il meurt, il y a fort à parier qu'il sera mort de toute façon en martyr, et s'en trouvera attiré encore un peu plus dans la logique mythique qu'il a lui-même installée. L'icône de guerre deviendra définitivement une image pieuse. |
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LE MONDE >> L'art contemporain se vend mal à New York >>15/11/2001
Harry Bellet |
| Le marché de l'art est malade. Mais les deux premiers jours de la semaine consacrée aux ventes d'art contemporain ne permettent pas encore d'établir un diagnostic : simple rhume ou contamination à l'anthrax ? Les premiers symptômes sont apparus lundi 12 novembre, lors de la vacation de Phillips, de Pury & Luxembourg, qui inaugurait la semaine consacrée à ce secteur sensible, objet depuis cinq ans d'une spéculation intense. |
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LIBERATION >> L'art contemporain au temps des bilans
>>17-18/11/2001
Nantes accueillait le 3e congrès des professionnels de la création visuelle.
Par ELISABETH LEBOVICI |
| Jamais on a autant parlé de friches, de squats, d'espaces associatifs, de laboratoires pluridisciplinaires, que dans le IIIe Congrès interprofessionnel de l'art contemporain (Cipac) qui s'est tenu jeudi et vendredi au palais des Congrès de Nantes. Devant un bon millier et demi d'auditeurs, souvent au bord de la crise de nerfs, cette question des nouveaux territoires, des nouveaux réseaux ou des nouvelles pratiques artistiques (le terme de «nouveauté» ne chauffant que l'esprit de leurs créateurs, légèrement amnésiques) est entrée, officiellement, dans le champ professionnel de l'art |
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LE MONDE >> A New York, les collectionneurs hésitent à vendre leurs chefs-d'uvre >> 19/01/2001
Harry Bellet |
| La semaine de ventes aux enchères d'art contemporain de New York avait débuté cahin-caha. Phillips avait plutôt bien tiré son épingle du jeu, lundi 13 novembre, mais sans obtenir de résultats exceptionnels. Le lendemain, Christie's a complètement raté sa vente d'art d'après-guerre, avec un total de 25,1 millions de dollars, là où les experts de la maison en attendaient 31,6 au pis, et près d'un tiers des uvres restées invendues. |
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