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Chroniques
des lettres
Chronique de l’an IX (3) |
| Chronique de l’an IX |
par
Gérard-Georges Lemaire
|
| Les
maîtres d’autrefois |
Pèlerinage
au Louvre, François Cheng,
Musée du Louvre
Editions/Flammarion
Le Zoo d’Orsay, Emmanuelle Héran, Gallimard
Antonio Basoli,
Accademia Clementina/Accademia di Belle Arti di Bologna
|
La mode est aux livres d’art présentant
un choix de chefs-d’oeuvre commentés par un spécialiste (Nuridsany
l’avait fait pour Flammarion, Jean Luc Chalumeau, pour Le
Chêne). Cette fois, ce n’est pas un historien de l’art, mais
un grand connaisseur de l’Orient et de ses formes artistiques,
François Cheng, qui visite les salles du musée du Louvre.
Cette suite de “lectures” est volontairement détachée de toute
référence érudite. L’auteur se contente de traduire ce que
lui inspire chaque tableau, du Saint Jérôme pénitent de Lorenzo
Lotto à l’Autoportrait au chevalet de Rembrandt, en passant
par les toiles de Fouquet, du Caravage, de Véronèse ou de
Corot. Les parallèles entre la culture chinoise et la culture
européenne des temps passés ne semblent pas toujours fructueux
et éclairants. Et cette façon d’interpréter la peinture “en
aveugle” n’est pas satisfaisante et Cheng succombe à la tentation
de placer l’oeuvre dans son contexte et de faire référence
à de grands connaisseurs, comme Berenson. Une grande sensibilité
s’exprime dans ces pages et il faut lui reconnaître le talent
de transmettre sa passion et ses intuitions. Mais cela me
paraît un exercice de style un peu artificiel et, en agissant
de la sorte, l’auteur s’est condamné à demeurer souvent à
la surface des choses.
Peut-on visiter un musée en ne choisissant que de voir les
espèces animales qui y sont représentées dans les peintures
et les sculptures. Cela pourrait paraître absurde. Et pourtant
c’est bien à ce genre de pérégrination à laquelle nous invite
Emmanuelle Héran. La Piscine de Roubaix a été récemment transformée
en une espèce de ménagerie où l’on peut rencontrer des oeuvres
appartenant aux collections du musée d’Orsay. On y découvre
au moins quelques perles rares, comme le Goret de François
Pompon, les Deux girafes de Rembrandt Bugatti, les chevaux
d’Edgar Degas et ceux de Meissonier, les chats de Bonnard
et de Steinlein, celui de Manet aussi, le chien de Gauguin,
les paons d’Eugène Grasset, les boeufs de Dubufe, de Boudin,
de Charles Jacque, les lions de Rosa Bonheur… Cette plongée
dans le règne animal par le biais de l’art du XIXe siècle
peut paraître un artifice et une pure vue de l’esprir. Mais
c’est aussi un moyen de réfléchit sur l’idée du réalisme et
celle de l’abstraction, de la valeur attribuée à la vie paysanne
et les mythes liés à la vie sauvage.En somme, il y a là une
réflexion sur la beauté animale perçue par les artistes après
que Buffon ait défini par écrits la beauté propre à chaque
animal de la Création.
Antonio Basoli (1774-1848) fait partie de ces artistes qui
ne sont connus que pour une chose. En ce qui me concerne,
je ne connaissais de lui que son alphabet architectonique
qu’on voit reproduit dans de nombreux ouvrages concernant
la typographie. En réalité, l’arc de ses intérêts a été extrêmement
vaste, comme l’a montré la superbe exposition présentée à
Bologne. On découvre alors qu’il fut non seulement peintre,
mais aussi scénographe, décorateur de théâtre, auteur de projets
de plafonds et un homme qui a beaucoup travaillé en vue d’un
moyen de divulgation populaire que sont les panoramas, les
dioramas, les néoramas, etc. Bologne a rendu un bel hommage
à ce créateur polymorphe, protéiforme, curieux de tout ce
que le monde de son temps a pu découvrir. De cet événement,
il reste un catalogue particulièrement riche qui ne néglige
aucune facette de sa personnalité. |
OEuvres,
Claude Lévi-Strauss,
édition établie par Vincent Debaene, F. Keck, M. Mauzé,
Martin Rueff, préface de V. Debaene,
«Bibliothèque de la Pléiade », NRF, Gallimard
Vlaminck, un esprit fauve, Skira
D’un lit dans l’autre,
Le Ventre ouvert, Histoires et poèmes de mon époque,
Tournant dangereux,
Portrait avant décès,
Maurice de Vlaminck,
SVO Art Editions
|
Comme beaucoup des jeunes gens de mon époque (ceux qui eurent
vingt ans en 1968), la lecture de Tristes Tropiques (un livre
qui avait pourtant paru en 1955) avait été un enchantement
et la découverte d’une autre manière d’envisager, le voyage,
l’exploration, la connaissance des civilisations indigènes,
mais qui n’en était pas moins un livre de nature littéraire.
La pensée sauvage eut une résonance presque aussi forte. Et
sans jamais être franchement convaincu par le structuralisme
; Lévi-Strauss resta à mes yeux un écrivain de premier plan.
Mais qu’il eût écrit sur l’art, la musique et la littérature
m’avait échappé. Le volume qui lui rend hommage dans la prestigieuse
collection « La Bibliothèque de la Pléiade » contient un livre
qui m’avait totalement échappé, Lire écouter lire. Il y fait
des considérations passionnantes sur la couleur et sur les
sons. Mais j’ai été séduit par son étude de Nicolas Poussin.
Il part d’une observation concernant les personnages de la
Grande Jatte de Seurat : les personnages ne sont pas de même
taille alors qu’ils se trouvent sur le même plan./ Ce procédé
était déjà présent chez les grands créateurs japonais, à commencer
par Hokusai. Poussin a eu une méthode de travail très singulière
: il utilisait des figurines de cire qu’il plaçait dans une
boîte percée de trous pour laisser passer de la lumière et
déterminer la position des ombres. L’auteur montre comment
il transpose le tableau du Guerchin qui avait précédé sa première
version d’Et in Arcadia ego. Lévi-Strauss est fasciné par
ce dispositif qui fait que ses figures semblent plantées les
unes à côté des autres. Et il étudie comment par de fines
métamorphoses, Poussin a fini par changer la peinture de son
temps.
De quoi Maurice de Vlaminck a-t-il été la victime ? D’avoir
été le fondateur du fauvisme avec Derain ? De sa dispute avec
ce dernier qui fut son plus proche ami ?
De son mauvais caractère ? De son obstination tenace à creuser
seul son sillon pictural ? Son franc parler ? Ou encore un
voyage à Berlin en 1942 avec Derain, Van Dongen, De La Fresnaye,
Belmondo et quelques autres ? C’est certain, le voyage en
Allemagne ne lui a pas fait du bien et il n’a pas été réhabilité
comme son ancien camarade. Ce qui est sûr, même s’il a conservé
des amateurs fidèles et des collectionneurs que rien n’aurait
démontés, il n’a plus eu de reconnaissance officielle et il
est tombé dans des limbes bien grises après sa disparition.
La belle exposition du musée du Luxembourg (je dis belle parce
que ce n’est pas toujours le cas) lui rend un bel hommage
– dommage qu’elle le fasse « mourir » en 1915 ! Vlaminck est
bien embarrassant, même rétrospectivement ! Fort heureusement,
cinq de ses livres sont réédités. L’un est un roman qu’il
avait écrit pendant ses jeunes années (il faisait son service
militaire !) avec Fernand Sernada et illustré par Derain.
Ce premier roman paraît en 1902 et est salué par Rachilde.
Mais Vlaminck préfère se lancer dans la bataille artistique.
Ce qui ne va pas l’empêcher d’avoir une production littéraire
importante des récits et des poésies comme ses Histoires et
poèmes de mon époque (1927). Mais ce sont ses ouvrages de
souvenirs qui vont être les plus appréciés. Il évoque beaucoup
les riches heures de Montmartre et de Montparnasse à l’époque
des fauves et des cubistes (il a des propos mordants sur le
petit monde des avant-gardes des cafés du carrefour Vavin
!). Et il s’en prend à la société moderne et à tout ce qui
est moderne, prolétariat et socialisme compris. Il ne s’est
donc pas fait que des amis… |
Train de vie,
Eugène Dabit,
« Domaine public », Buchet/Chastel
|
On réédite Eugène Dabit. Pourquoi pas ? C’est une idée pas
plus mauvaise qu’une autre. Son Hôtel du Nord a laissé une
trace dans l’histoire de la littérature et plus encore du
cinéma. Et c’était un romancier qui avait du style et un esprit
bien trempé. Dans l’ouvrage, qui vient de paraître qui est
un recueil de nouvelles, a été ajouté un essai sur Vélasquez.
On sait que Dabit avait eu d’abord l’envie de se consacrer
à la peinture. Ce texte fait partie d’un ensemble plus vaste
: Les Maîtres de la peinture espagnole. Dommage que l’ensemble
n’ait pas été republié. En tout cas, on n’y voit pas un peintre
face à l’Histoire ou un peintre qui élabore des sujets complexes
(Les Ménines ne le fascine pas comme elles fascineront plus
tard Michel Foucault) : il le voit comme un coloriste qui
change de période quand il change d’harmonies de base ou qui
sait donner une valeur locale à la moindre tache. C’est donc
là une lecture effectuée par un aspirant peintre encore jeune
et qui n’est pas allé au bout de ses rêves. Mais ce n’en reste
pas moins une clef de lecture qui ne manque pas de valeur. |
La modernité est-elle toujours moderne ? |
L’Art à ciel ouvert,
la création contemporaine
/Commande publique en France, 1983- 2007,
Flammarion
sous la direction de Caroline Cros et de Laurent Le Bon, préface
d’Olivier Kaeppelin |
Il y a des réalisations mémorables et beaucoup d’autres qui
ne le sont pas quand on songe à ce que l’Etat a pu réaliser
ou aider à réaliser en France depuis quelques décennies. Parmi
les commandes publiques qui ont laissé une trace, je pense
à l’Hommage à Albert Camus de Bernard Pagès (Nîmes, 1992),
La Confidence de Daniel Dezeuze au jardin des Tuileries (2000),
le signe de Cy Twombly exécuté à Paris en 1989 ou les Huit
carrés bleus de Felice Varini dans l’orangerie du château
de Versailles (2006). D’autres pourraient être oubliées, comme
l’Hommage à Pablo Picasso de César (Paris, 1985), dont personne
ne voulait et qui a fini, hélas, par échouer place de la Croix-Rouge
à Paris, le Feu de Rebeyrolle (Chooz, 1998), Le Chat des rives
de l’art (Schillingen, 2001), Ascension, de Kirili (Arles,
2002), M. A. de Natacha Lesueur (Versailles, 2006), Le Cri,
l’écrit de Fabrice Hybert (Paris, 2007), Transport amoureux
de Sophie Calle (tramway de Toulouse, 2007) : continuer cette
liste serait bien trop fastidieux. Comme toujours, il y a
plus d’échecs que de réussites. Il faut seulement se demander
si la situation est meilleure ou pire que par le passé. C’est
difficile à dire. Le déplacement radical de la notion de monumentalité,
sa quasi-disparition ont changé profondément la relation à
la ville, mais aussi à la fonction symbolique de l’oeuvre.
Un certain nombre de ces réalisations ont un caractère éphémère
(matériaux périssables, jeux de lumière, ou création d’un
seul jour) et ne sont plus souvent que des interventions fugaces
pour modifier le regard sur une architecture ou un paysage
urbain.Le débat qu’ont provoqué les deux Plateaux de Daniel
Buren installés au sein du Palais Royal n’a jamais cessé :
l’absence totale de connotation traditionnelle et donc de
représentation sans assumer la valeur d’une composition abstraite
a posé et pose encore un problème. Désormais l’intervention
de l’artiste est un acte qui perturbe le sens sans nécessairement
en ajouter un autre… |
La Bourgogne, la famille et l’eau
tiède,
Gérard Garouste,
Galerie Daniel Templon |
La dernière exposition de Gérard Garouste chez Daniel Templon
a été pour moi un grand choc : rarement en effet des tableaux
réunis dans une pièce ne m’ont plongé dans une telle angoisse.
Je connais Garouste depuis longtemps et je peux me vanter
de très bien connaître son travail. Il est vrai aussi que
ses précédentes expositions allaient déjà dans ce sens, mais
pas avec une telle violence. En quoi consiste-telle au juste
? En une violence contre soi-même, à la mise en scène hallucinée
d’une autobiographie qui ne dissimule rien. Rien d’impudique
dans ces oeuvres, mais la vérité est toujours blessante. On
y voit l’artiste aux prises avec ses démons et se représentant
dans des scènes de cauchemar épouvantables. Le mémorialiste
passe devant le peintre, ou plutôt se sert du peintre pour
parvenir à ses fins. Toutes ces scènes irréelles parlent d’une
réalité parfois effrayante et de souvenirs insupportables.
Garouste a commenté chacune de ses compositions dans le catalogue
pour expliquer ces autoportraits tous plus dérisoires les
uns que les autres (le sourcier, l’homme à la gigue et à l’hysope,
la fable de l’étudiant et de l’autre lui-même, sans parler
du triptyque formant un portrait de famille). Sans doute sacrifie-t-il
une part de son immense talent au nom de la vérité, mais il
laisse peut-être quelque chose de plus précieux que ses grandes
peintures virtuoses. |
Mouvement Madi international,
Maison de l’Amérique latine.
Teorie del Madi, Matteo Gabiati, Scoglio di Quaro, Milan |
Le groupe Madi est né en 1946 avec la publication du Manifesto
Madi rédigé à Buenos Aires par l’artiste uruguayen Camilo
Arden Quin. S’il est contemporain du Manifesto blanco de Lucio
Fontana qui marque la naissance du groupe spatialiste, s’il
plaide en faveur de thèmes liés à l’abstraction, il constitue
d’abord une critique du réalisme socialiste en même temps
que l’affirmation du matérialisme pur et dur. Les oeuvres
produites par le petit groupe au bord du Rio de la Plata n’ont
heureusement pas la sécheresse de l’énoncé d’Arden Quin dans
sa déclaration. Il en est sorti une autre conception de l’art
abstrait, plus dynamique et plus libre. Dans son extrême générosité,
Arden Quin, bien des décennies plus tard, a laissé se créer
un nouveau groupe Madi, élargi à des artistes du monde entier.
Une seule condition est requise : une conception abstraite
géométrique mais déterminée par une vision non statique de
l’espace. L’exposition de la Maison de l’Amérique latine et
celle, plus petite, mais néanmoins significative à la galerie
Scoglio di Quarto à Milan ont permis de faire un véritable
bilan de la longue histoire de Madi. |
Dans le coeur de Picasso,
Geneviève Laporte,
Editions du Rocher |
Pablo Picasso n’a pas eu de chance avec les femmes - tout
du moins pour sa postérité. Elles se sont presque toutes emparées
de lui, de son succès, de sa personnalité extravagante et
elles ont souvent écrit des livres. Geneviève Laporte n’en
est pas à son coup d’essai. Dans ce livre, elle égrène des
souvenirs et se place au centre d’une histoire où, au fond,
elle s’est toujours trouvée à la périphérie. On peut glaner
de-ci de –là quelques indications sur son mode de vie après
la Libération, sur ses relations avec Cocteau, Eluard et Aragon,
mais, on ne sait pas même qu’elle a été la vraie nature de
sa relation avec cette femme. Cette dernière a au moins un
grand mérite : ne pas être vindicative. Ce qu’elle avait en
commun avec le peintre ? Si on y pense bien, on pourrait répondre
: l’amour des chiens. |
Ferdinando Scianna
préface de Maurice Nadeau
Photo Poche, Actes Sud |
Ferdinando Scianna est un des grands photographes de l’aprèsguerre.
Il d’est bien entendu rangé dans le camp du nouveau réalisme,
mais avec toutes les libertés que ce courant a pu consentir.
Voyageurs aguerri, il a commencé par photographier sa Sicile
natale (il est palermitain de naissance). Son goût pour les
contrastes divertissants, surprenants ou mortifères du réel
ne l’ont pas empêché de faire des compositions recherchées
et aussi d’être l’ami des écrivain : Barthes, Montalban, Sciascia
sont quelques uns de ses modèles de prédilection. Scianna
est l’un de ceux qui représente le mieux ce moment de la culture
italienne, avec Rossellini et De Sica pour le cinéma ou Vittorini
et Brancati pour la littérature. |
En suivant la Narmada précédé
de Souvenirs d’Inde,
Claude Lagoutte,
préface de R. Couster, Diabase
Claude Lagoutte, voyages et autres traces,
Le Festin/Musée des beaux-arts de Bordeaux
Carnet du Tibet Claude Lagoutte
préface de Charles Juillet
Diabase |
Claude Lagoutte est un artiste un peu déroutant. Il est abstrait
par nature et, pourrait-on dire par défaut : en effet, il
ne s’intéresse pas aux spéculations parfois arides sur les
relations entre la surface, la ligne, la couleur comme ont
pu l’imaginer les suprématistes, les constructivistes, les
néo-plasticiens et les membres de Cercle et Carré. Son ambition
esthétique est d’une bien autre nature. Il puise dans le spectacle
du monde des inspirations, peut-être des thèmes géométriques
ou chromatiques. Mais il ne tient pas à représenter ce qu’il
a pu découvrir et aimer. Ses tableaux paraissent des travaux
de couture ou encore de tissage. Il y a quelque chose dans
sa démarche qui l’apparente à François Rouan. Mais il s’en
distingue à la fois par une quête spirituelle revendiquée
et par ses références à des pays ou des lieux précis. Lagoutte
a été un grand voyageur, avec une prédilection pour l’Inde.
C’est ce qu’il manifeste dans un petit livre d’une grande
originalité de ton, En suivant la Narmada, qui relate, entre
autrechose, le voyage le long d’un grand fleuve. Il y explique
d’ailleurs très clairement sa démarche : il voit ses oeuvres
comme des écritures-paysages, comme des récits d’émotions
et de traces laissés par tout ce dont il a voulu conserver
la mémoire. Ces écritures ont été achevés en 1989, un an avant
sa disparition. Ce qui est frappant, c’est qu’il n’y a pas
de méthode à proprement parler, mais l’affirmation d’un langage
exclusivement plastique dans ses compositions qui font écho
aux textes qu’il a pu rédiger. En somme, Lagoutte est un écrivain
et un peintre qu’il convient de découvrir en confrontant ses
deux sphères d’expression. |
Les Images du monde,
Pierre Zarcate,
Villa Tamaris |
Pierre Zarcate a longtemps travaillé dans l’aire abstraite.
Aujourd’hui il présente à la Villa Tamaris une importante
série d‘oeuvres à partir de documents photographiques. Leur
assemblage constitue des foules compactes et angoissantes
polychromes ou en noir et blanc. L’intérêt de ces travaux
est d’élargir considérablement le champ des références. Parfois,
on a le sentiment qu’il exhume les photomontages de Rodtchenko,
d’autres fois, qu’il procède à des accumulations dérivées
d’Arman. Mis à part le caractère un peu répétirif de la formule,
Zarcate a produit des compositions fortes et prenantes. |
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| mis en ligne le 06/09/2008 |
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Authouart,
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Sylvester
Engbrox, un déplacement du désir de peindre, par Jean-Luc
Chalumeau
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So
what’s (mais quand même), par Belinda Cannone
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Chronique
de l’an IX, par Gérard-Georges Lemaire
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L’avenir
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Sacré
Vlavla ! par Dominique Bonifacel
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Reflexions
sur la « peinture française » par Amélie Adamo
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Glorificat
Pictura par Jean-Luc Chalumeau
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