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Wonderama, Hugues Reip, Rodolphe Burger & Vinciane Despret, Editions Macula, 72p., 29 euro.

Hugues Reip est à la fois artiste et musicien. Son nom ne nous est pas familier et pourtant il expose régulièrement dans une galerie parisienne et a pu montrer son travail dans des musées importants. Cela signifie que nous n'avons pas été attentifs ou pas suffisamment séduits. Son oeuvre s'inspire du monde végétal, du monde animal et parfois du monde humain. Son dessin rappelle un peu ceux des grands illustrateurs des livres des sciences naturalistes. Mais il traite ses sujets dans un apparent désordre et n'hésite pas à abandonner les références au monde réel. C'est donc comme si nous regardions au microscope un monde microbien présentant des analogies partielles avec le réel de notre vision. Il a introduit dans ses planches une dose puissante de surréalisme. Il travaille exclusivement sur fond noir, pour mettre en reliefs ses constructions qui paraissent flotter dans l'espace.
De toute évidence, il privilégie des cohabitations étranges et mêmes saugrenues. Dans cette perspective, Hugues Reip a imaginé un monde composé de conglomérats fantastiques et intraduisibles. C'est comme une machine ludique où non seulement la vision est mise en échec, mais aussi notre intelligence. Il ne reste plus qu'à accepter la singularité de ce microcosme des plus bizarres. Sans doute est-ce là un des modes d'une nouvelle appréhension de l'art pictural, où plus rien n'a de vérité. En échange, surgissent des ensembles de formes qui se conjuguent de façon à postuler des situations déconcertantes. En un certain sens, il agit un peu à la manière d'Yves Tanguy, qui peuplait la surface de son monde féérique de figures inconnues et donc mystérieuses. Mais, dans son cas, les choses sont plus complexes car plusieurs élaborations spatiales sont mises en scène.
Le spectateur reste sans voix devant une telle idée de ces volumes enfermant toutes ces associations visuelles. Il y a chez lui un brin d'esthétisme qui rend le tout appétible, sans pour autant le rendre plus familier. Mais c'est peut-être un geste excessif car il entend donner une relative beauté à des images incompréhensibles et décousues. Il ne nous fournit aucune clef pour les interpréter. Il ne reste plus qu'à les prendre pour agent comptant. Nous ne sommes plus convoqués pour avoir la connaissance de ses oeuvres, mais pour les aborder telle qu'elle, dans l'obscurité de notre inconscient. C'est là un exercice qui a le pouvoir de remodeler le champ des possibles dans l'activité artistique. C'est un risque, mais risque calculer avec soin. Son Wonderama est un véritable défi. Ce défi, sommes-nous en mesure de le relever ? En réalité, il est loin d'être insurmontable parce que cet artiste a su rendre ses créations plaisantes même si elles semblent ésotériques.




Capogiri, Roberto Barni, Mudima, s. p.

Ce livre est une petite merveille : il s'agit du facsimilé d'un long ouvrage écrit à la main par Roberto Barni et illustré de nombreux dessins, essentiellement des hommes dans toutes les situations possibles tels qu'on les voit dans ses peintures et dans ses sculptures. Les pages d'écriture sont pleines de repentirs et de corrections, mais aussi de petits dessins qui les agrémentent. Il ne s'agit pas d'un poème ou d'une suite de poèmes, mais d'une méditation sur la peinture, qui est, telle qu'en elle-même, saturée d'interrogations et de doutes. Le point de départ pour l'auteur est qu'il est d'art question ici d'un art des « choses insaisissables ».
En sorte que l'on comprend que cet art n'est pas discursif : il n'assène pas de leçon, ne fait pas de leçons sur ce qu'il est bon ou mal de faire, qu'il n'a donc pas de finalité morale. Cependant, il décrit l'état des choses. Or la réalité, telle que nous la percevons est un amoncellement de problèmes et de postures désagréables (ce n'est pas un hasard si la couverture reprend un des thèmes qu'il a utilisés dans ses tableaux et dans ses sculptures : un homme ressemblant à un mannequin renversée dans une grande corbeille). Toutes les figures humaines, peintes en rouge, qui sont présentes dans cet ouvrage semblent toutes identiques, sans vitalité, sans volonté.
Elles représentent la fatalité de notre modernité, qui est l'inverse du monde classique des Anciens : l'être humain ne possède plus sa liberté de conscience - son libre arbitre. Il a perdu sa liberté. Il a eu tendance à abandonner son identité physique et morale pour n'être plus qu'une marionnette figée dans l'espace et le temps et que ne déplace que dans l'orbe d'un cercle vicieux. Ce que l'artiste pense est pour nous une source de réflexions à développer et à approfondir. Il y a quelque chose de pourri dans le royaume de notre époque ! Mais quoi ? Nous avons entre les mains des instruments puissants pour communiquer et puis l'intelligence artificielle fait des progrès chaque jour. Nous sommes devenus capables d'imaginer des choses qui peuvent traverser l'espace intersidéral ou, à l'inverse, aller jusqu'au tréfonds des corps et des choses jusqu'à l'infiniment petit.
Nous pouvons guérir désormais de maladies jusqu'à présent incurables et fabriquer des prothèses presque parfaites. Nos connaissances ne cessent plus d'élargir leur champ d'action. En somme l'homme a déjà dépassé l'ère de l'électronique pour s'avancer dans une terra incognita où les sciences outrepassent les mécanismes de la raison pure. C'est absolument passionnant et, en même temps, plaisant, car l'écriture de Barni est claire, limpide, et néanmoins d'une richesse intense. On ne peut rêver d'enluminures plus explicites pour accompagner ses considérations très pertinentes sur le destin de l'artistes en ce troisième millénaire. Et puis ce livre n'est pas l'oeuvre d'un être désespéré, hypocondriaque ou obsédé.
Il observe l'évolution des choses dans sa sphère esthétique, car la beauté n'est qu'un aspect de ses faits et gestes. Comme sous la Renaissance à Florence (où il vit actuellement), il s'attache à représenter le présent, mais non plus selon le bon vouloir des princes (disons aujourd'hui : de la politique), mais selon la liberté de penser d'un seul individu qui s'est trouvé investi d'une sorte de mission : ouvrir les yeux à ses contemporains. Ce livre est une sorte de plaidoyer pour un monde qui pourrait retrouver une beauté, mais dans des conditions nouvelles. Nous ne pouvons pas être éternellement nostalgique de la grande Renaissance. Mais nous avons la faculté de renaître en ayant conscience de ce qui se passe autour de nous et en nous. Il n'a pas du monde une vision désespérée, mais il sait que l'art n'a pas le pouvoir de changer l'état de ces choses. Il sait seulement qu'il peut encore éveiller les consciences. Je recommande à tous ceux qui lisent l'italien de se procurer ce livre et d'en tirer le plus grand profit, mais aussi du plaisir, car le tout est formulé de telle sorte que l'art et l'écriture manuscrite conjugués sont en mesure de réchauffer le coeur des lecteurs qui sont prêts à se poser les questions que se pose Roberto Barni. Ce n'est pas une affaire d'intelligence, mais tout bonnement de clairvoyance.




Pierre entourée de chutes, écrits et entretiens sur la peinture, la politique et le théâtre (1953-1998), Gilles Aillaud, édition de Clément Layet, L'Atelier contemporain / Editions Loevenbruck, 672p., 30 euro.

Personne dans le monde l'art parisien n'a oublié Gilles Aillaud (1922-2008). Il a été l'un des principaux protagonistes de la figuration narrative. Ce qui est assez surprenant car l'essentiel de sa peinture a consisté à représenter des animaux sauvages (en liberté ou en cage). Il n'y a rien de particulièrement critique, dans un sens politique, dans ses oeuvres. Sans doute s'est-il appliqué à défendre la cause animale dans un monde qui les traite avec sans cesse moins de respect par la destruction de leur habitat naturel et par leur capture pour les exhiber dans des zoos ou des cirques - sans parler des safaris réservés aux plus aisés. Sans doute a-t-il été un des plus farouches opposants à l'influence de Marcel Duchamp.
Il a d'ailleurs laissé un texte important à ce sujet, « Laissez vivre et mourir, ou la fin tragique de Marcel Duchamp » en 1965. De toute évidence, il entendait nier le rôle de précurseur de Duchamp et donc aussi s'en prendre aux tenants de l'art conceptuel. A cette même époque il prend la direction de la Jeune Peinture, association ayant pour but essentiel de présenter une exposition présentant des oeuvres en rupture avec les institutions, la pensée dominante et la politique d'alors. Il a aussi pris bien soin d'expliquer les raisons pour laquelle il a tenu à dessiner ou peintre des animaux, qui sont devenus nos inférieurs, condamnés à subir nos caprices et nos pulsions les plus négatives.
Les caricaturistes, comme d'ailleurs les fabulistes, avaient depuis longtemps utilisé les animaux pour dépeindre les défauts de nos caractères, de nos raisonnements et de nos actions. Lui n'a pas souhaité donner de leçons ou faire de la morale : il a seulement désiré pointer du doigt le rapport que nous entretenons avec le monde animal, auquel nous appartenons encore en partie. Son réquisitoire se présente sous une forme paisible, simplement par la représentation de zèbres et de hyènes, de bêtes de toutes les catégories possibles, appartenant à tous les climats et à toutes les géographies. Ils ne sont pas traités à la manière des grands illustrateurs des livres scientifiques, mais dans un style qui est propre à Gilles Aillaud, qui ne cherche ni à choquer, ni à brutaliser le spectateur. Ils sont présents pour nous inciter à réfléchir et à se pencher sur leur sort sans jamais suggérer un discours dénonciateur. Ils appartiennent eux aussi au champ esthétique dans lequel nous évoluons. Pendant la seconde moitié des années 1960, il alterne les commentaires sur le Salon de la Jeune Peinture et ses piques contre Duchamp et ses émules.
Il y a eu aussi ce moment où il a contribué à la fondation de la revue La città. Il est animé par une dynamique intérieure qui se veut toujours plus hostile aux idéologies en vogue et il se rapproche du marxisme. Toutefois, sa réflexion n'est pas aussi radicale qu'il le proclame. Il s'est aussi appliqué à défendre les oeuvres de certains contemporains, comme Eduardo Arroyo, Jean Hélion et puis Pierre Buraglio. Puis il est entré dans la danse de mai 1968 et a établi les règles de l'atelier populaire qui a produit les célèbres affiches de cette période mouvementée. Il n'a de laisse de défendre l'esprit et les fondements du Salon de la Jeune Peinture, création à laquelle il tient tout particulièrement. Ce qui frappe dans ses écrits, c'est qu'il a le souci très minutieux de préserver les soubassements d'un état d'esprit et également d'en faire la chronique. D'où un intérêt évident pour qui a l'intention de traiter l'art de ces années-là d'un point de vue historique et une relative faiblesse quant au contenu intellectuel de sa démarche. Pris dans le feu de l'action et pris par son oeuvre, il n'arrive pas à prendre assez de distance avec les événements et leur évolution.
Il fait aussi de nombreuses notes sur le théâtre, car il a l'occasion de réaliser des décors, ce qu'il n'a pas considéré comme une activité mineure ou secondaire. Son engagement est ici profond et passionné. Il aime de façon très profonde les considérations de Kleist sur l'art théâtral. Il écrit beaucoup sur Paul Cézanne. Mais c'est surtout la figure singulière de Vermeer qui retient son attention quand il publie un petit essai dans un livre publié sur le grand créateur par les éditions Hazan, « Voir sans être vu ». Il y parle surtout de L'Allégorie de la foi de qui a parfois étrangement été baptisée L'Allégorie de la peinture, qui présente une scène d'atelier. L'ouvrage se termine par une longue série d'entretiens, avec d'autres artistes, à commencer par Arroyo et Recalcati avec qui il avait fait une oeuvre commune, puis avec Gérard Fromanger, Louis Cane et Pierre Buraglio, et ensuite avec de nombreux critiques, dont Jean Clair. C'est une somme assez impressionnante qui est en même temps la possibilité de découvrir ce laps de temps où l'art et la politique étaient étroitement associés. L'ouvrage se conclue par une longue série d'entretiens qui font découvrir toutes les facettes de la personnalité et de la peinture de cet artiste qui est parvenu à s'imposer avec détermination dans un champ de recherches finalement éloignées des siennes. Un vrai tour de force !




Le Roman de Tyll Ulespiégle, Daniel Kehlmann, traduit de l'allemand par Juliette Aubert, Babel, 416p., 10, 40 euro.

L'histoire originale a été écrite en néerlandais et s'est intitulée Ein kurtzweilig Lesen von Dyl Ulenspiegel, geboren uß dem Land zu Brunßwick, wie er sein leben volbracht hat... Elle a été publiée vers 1510 et on a supposé que son auteur était Hermann Bote. Il paraît selon certains qu'il y a eu une version précédente en allemand publiée à Lübeck. Mais cette attribution a été maintes fois contestée. D'aucuns pensent que ce personnage a existé et qu'il serait né en Saxe en 1300 et mort à Mölin (Holstein). Mais rien n'est moins sûr.
Dans le livre, il serait né dans la province de Brunswick Quoi qu'il en soit ces aventures ont été traduites dans plusieurs langues et ont eu un grand succès. Elles ont inspiré l'écrivain belge Charles de Coster, qui a écrit La Légende et les aventures héroïque, joyeuses et glorieuses d'Ulenspiegel et de Lamme Goedzak au pays des Flandres, en en faisant une figure de la résistance contre l'occupation espagnole. Daniel Kehlman (né en 1975 à Munich), auteurs de romans dont Les Arpenteurs et sans doute l'un des plus brillants écrivains allemands d'aujourd'hui, a voulu produire une toute nouvelle version de cette figure emblématique du Moyen Âge. L'auteur a fait débuter son histoire par l'arrivée d'une charrette dans un bourg. Celle-ci est en réalité un théâtre où l'on peut voir le personnage de Tyll faire toutes sortes de tours. Celui-ci émerveille les badauds et faisant de l'équilibrisme et en leur faisant faire des choses absurdes comme jeter leurs chaussures en l'air.
Il demande à une petite fille, Marha, de partir avec la troupe, qui comprend la soeur de Tyll et son épouse, Agneta. Peu après leur passage, les mercenaires envahissent les lieux et massacrent un certain nombre des habitants. La suite est à proprement parler picaresque et commence avec les tribulations à propos de lourds sacs de farine. Entre temps, Agneta voit du sang jaillir de son corps, mais elle est sauvée à temps. Se succèdent alors des épisodes de tous genres, mettant en relief les avanies de l'époque. On assiste par exemple à un procès pour sorcellerie où le caractère burlesque se conjugue avec une dimension tragique. Un homme est condamné et pendu. Et -il ne semble pas qu'on doive s'arrêter là. La chasse se poursuit. Kehlman ne s'est pas éloigné de l'esprit des premières versions de ces aventures plutôt sarcastiques et anticonformistes. Le voyage des saltimbanques se poursuit dans cette Allemagne qui n'est encore qu'une poussière d'Etats et aussi en Bohème. Et il se poursuit à travers le temps, car on parcourt plusieurs époques qui apportent chacune son lot de drames et de problèmes écrasants, et aussi sa charge d'aberrations. L'auteur a su rendre à Tyll toute son énergie sulfureuse. Autres temps, autres Moeurs, me direz-vous. En fait, Tyll appartient à notre présent et en dénonce les plus sombres manoeuvres. C'est là un pastiche, mais d'une portée emblématique. Ce n'est pas un simple jeu littéraire. C'est en fait la réactualisation d'une figure légendaire qui ne fait pas de quartiers à tous les torts de la société humaine.




De Gaulle vu par les écrivains, Jean-Claude Perrier, « la petite vermillon », La Table Ronde, 320p., 8, 90 euro.

`L'idée qui a donné naissance à cette anthologie est excellente. Mais le résultat est plutôt décevant. Non à cause du travail de l'auteur de la compilation, mais bien plutôt à cause des textes que nous y trouvons. Le premier est signé par Louis Aragon, et je dois reconnaître que je n'ai pas retrouvé dans ces pages la sagacité et la lucidité de l'auteur du Paysan de Paris et du Voyageur de l'impériale. L'esprit partisan l'emporte sur le désir de croquer un portait de l'homme qui a lancé l'appel du 18 juin 1940. Ce n'est pas un texte digne de son intelligence généralement pénétrante. Et je pourrais dire la même chose de Raymond Aron, qui l'a rejoint à Londres et qui l'a bien connu. Il est vrai qu'il n'a jamais eu des relations très étroites avec lui et qu'il voyait en lui un dictateur en puissance.
Mais ce qu'il a pu en dire par la suite est peu intéressant. Les considérations de Georges Bernanos sont plus pertinentes ; Si tout ce qu'il a pu dire manque parfois d'impartialité, il a su mettre en relief des traits propres de ce personnage visionnaire qui est devenu ensuite un homme politique, qui a voulu avec obstination redonner à la France sa place dans le monde. Le plaidoyer pour l'amnistie (son amnistie) de Louis-Ferdinand Céline est un petit chef-d'oeuvre d'humour amer et jubilatoire à la fois et est un petit chef-d'oeuvre par rapport aux autres auteurs présents dans ce livre. Il les surclasse sans peine !
Quant à André Malraux, dans ses discours et ses écrits politiques, il a su expliquer la dimension historique de De Gaulle, en admirateur inconditionnel, sans doute, mais avec tout de même une profonde intelligence de son rôle, qui semble souvent absent des propos tenus par ces écrivains. On lira aussi avec intérêts les considérations de Jacques et Raïssa Maritain. François Mariac a très bien su exposer les contradictions qui ont déchiré les Français devant cet homme si sûr de sa posture et de ses conceptions. C'est un bel exercice d'analyse de la mentalité des Français à la fois reconnaissants et pressés de se débarrasser de cette figure encombrante. Et je citerai pour terminer ce qu'a pu déclarer Simone Weil, qui analyse à la perfection ce ce qu'a pu être la tragédie nationale de juin 1940 et l'émergence au pouvoir de Philippe Pétain. Elle a cette faculté rare de prendre ses distances avec une problématique loin d'être simple et qui a été une blessure. En définitive, ce livre nous réserve de belles surprises et mérite d'être lu en dépit des déception que j'ai dû souligner à propos de certains grands auteurs.
Gérard-Georges Lemaire
01-12-2022
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