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[verso-hebdo]
16-09-2010
La lettre hebdomadaire
de Jean-Luc Chalumeau
La consécration d’Arman
L’actualité d’Arman, c’est bien sûr la grande exposition que lui consacre le Centre Pompidou à partir du 22 septembre, mais c’est peut-être aussi celle de sa pensée, notamment à propos de la situation de la France sur l’échiquier international de l’art. On sait que ce niçois avait choisi de devenir américain : je me souviens notamment avoir éprouvé un petit pincement au cœur en voyant mentionné sur le cartel accompagnant une œuvre d’Arman à la Tate Gallery la mention « american artist ». Il assumait complètement ce choix, et je l’entends encore me dire, en 1989 à Paris : « j’aurais refusé d’aller vivre aux Etats-Unis si cela ne m’avait pas plu. Je n’ai pas le caractère à m’embêter pendant vingt-huit ans dans un endroit que je n’aime pas ! La vérité, c’est que je suis tombé amoureux de New York. Je ne vivais pas à Paris jusque là, mais à Nice : c’est à l’occasion d’une exposition chez Daniel Cordier en 1961, à New York, que j’ai décidé de rester. » Il est vrai qu’Arman avait commencé son histoire d’amour avec la grosse pomme dès l’année précédente, en la « signant » en bas et à droite, dans le Lower East Side : n’était-elle pas une gigantesque « accumulation », donc un authentique Arman ?

Je lis déjà dans la presse certaines réserves à propos d’Arman qui ne serait pas un véritable artiste parce qu’il aurait accepté très vite, dès la renommée assurée, de démultiplier ses œuvres quasiment à l’infini, inondant le marché de copies d’Arman par lui-même. Là aussi, il n’avait pas de peine à répondre il y a plus de vingt ans : « J’ai beaucoup aimé un film de Vittorio de Sica, Le Général della Rovere, dont le héros est un bidonniste, un escroc, et qui finit comme un héros. L’artiste, à ses débuts, est toujours un peu un escroc : il ne donne rien en échange de ce qu’il demande. Il veut déjà jouer le rôle de l’artiste dans la société. Avec un peu de chance, il finira comme le général della Rovere, en devenant vraiment ce qu’il prétendait être, mais qu’il n’était pas encore ».

L’exposition du Centre Pompidou, dont il rêvait, va permettre de prendre la mesure réelle d’Arman, celle de l’un des plus importants artistes du XXe siècle. Un homme capable par ailleurs de prévoir, dès1989, le retour de Paris au premier rang des capitales mondiales de l’art. « Je constate que cette ville est redevenue incontournable. Elle reste géographiquement irremplaçable. La scène a pu être occupée quelques temps par de jeunes artistes de la transavantgarde italienne ou de l’expressionnisme allemand, mais cela ne change finalement rien au fait que Paris est la plaque tournante de l’art international… C’est Paris qui est l’endroit de la consécration. » Pour Arman, il aura fallu attendre 2010 pour que la véritable consécration advienne, et c’est en effet Paris qui la lui donne en lui permettant enfin d’apparaître comme celui qu’il prétendait être.
J.-L. C.
jl.chalumeau@usa.net
16-09-2010
 
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Verso n°126

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du 6 au 28 Octobre 2012
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D'une main peindre...
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