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[verso-hebdo]
10-06-2010
La lettre hebdomadaire
de Jean-Luc Chalumeau
Le testament d’Arroyo
Une des expositions les plus brillantes en ce moment est celle d’Eduardo Arroyo sous le titre – bien dans son style – Collection printemps-été automne-hiver (Galerie Louis Carré & Cie, 10 avenue de Messine 75008, jusqu’au 10 juillet). La couverture médiatique a été importante et louangeuse, et les ventes ont été nombreuses à en juger par les points rouges accompagnant de nombreux numéros parmi les cinquante-neuf tableaux 61 x 50 cm de l’exposition. Tout va donc bien pour Arroyo et il est content ? Pas vraiment, à lire ses déclarations faites au journal Le Monde (4 juin) : évoquant sa jeunesse à Montparnasse, il bougonne : « Il y avait un respect qu’on n’imagine pas aujourd’hui, avec ces conneries qui sont venues ensuite, cet art ‘émergent’ qui ne danse qu’un été, avec la complicité d’une bande de types qui ont perdu la cervelle, galeries, curateurs, bureaucrates. Le monde artistique actuel est répugnant, un Barnum insupportablement idiot… »

C’est clair : Arroyo n’aime pas l’art contemporain (le summum de son mépris va à Gilbert & George). Maintenant, ce qui l’amuse le plus, « c’est les déjeuners avec les confrères ». Vraiment, Arroyo n’a pas changé ! Je suppose, à voir l’exposition, que les confrères en question sont ceux qui sont portraiturés : Monory, Voss, Télémaque, Erró et Rougemont, tous les cinq encadrés par « deux sardines ». Elles viennent de loin, ces sardines : sans doute de la suite Carmen Amaya fait des sardines au Waldorf Astoria (1988), et les déjeuners avec les confrères sont une ancienne habitude. Je revois ce jour de juin 1983, où Arroyo m’avait demandé de venir le décrocher à la fin de son déjeuner à La Coupole avec les membres du Club dit « des Kangourous », si je me souviens bien. Il s’agissait de le faire arriver à l’heure à une émission de radio en direct, et il savait d’avance qu’il aurait trop bu (mais Jean-Paul Chambas était visiblement encore plus éméché que lui). Une fois dans le studio, il a retrouvé ses esprits et je suis frappé par le fait qu’à 27 années de distance, il a gardé exactement les mêmes idées.

Ces idées, contenues dans le livre qui vient de paraître, Minutes d’un testament (Grasset), et commentées pour Le Monde sont simples : 1°) Il faut parler de la peinture. « Quand Vélasquez donne l’impression d’avoir pris un pot de peinture rouge, un carmin ou quelque chose comme ça , et vlan !, le balance sur le corps de son matador, c’est comme un dripping à la Pollock. » 2°) Duchamp fut certes un génie, mais un génie néfaste à l’origine du chaos dans lequel se trouve aujourd’hui le monde de l’art. « Il ne reste rien de ce à quoi je croyais ». Il ne lui reste qu’à peindre, ce qu’il fait avec verve, ironie, tendresse, humour, dérision. Comme Picabia qu’il célèbre depuis longtemps, et surtout pas comme Dali ou Miró qu’il déteste. Il croit que les jeunes « l’ignorent totalement ». Ces derniers devraient pourtant lire son testament, cela les aiderait à voir plus clair…
J.-L. C.
jl.chalumeau@usa.net
10-06-2010
 
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Verso n°122

L'artiste du mois : Valérie Rauchbach

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