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La chronique de Gérard-Georges Lemaire
Chronique d'un bibliomane mélancolique

La chronique
de Gérard-Georges Lemaire
Chronique d'un bibliomane mélancolique

Louis Janmot, le poème de l'âme, sous la direction de Servane Dargnies-de-Vitry & Stéphane Paccoud, Musée d'Orsay / Editions in fine, 192 p., 35 euro.

Le nom de ce peintre lyonnais ne parlera pas a priori à grand monde. Pourtant, tous ceux qui apprécient ou étudient l'art du XIXe siècle auront vu quelques-unes de ses oeuvres, sans pouvoir les identifier. Louis Janmot est né en 1814. Il est entré à l'école des beaux-arts de sa ville natale en 1831. Un an plus tard, il a reçu le Laurier d'or. Un an plus tard, il s'est rendu à Paris et est entré dans l'atelier d'Ingres. Mais il a échoué l'année suivante à l'examen d'entrée à l'école. Il a alors décidé de se rendre à Rome à la fin de 1835. Il a commencé à ébaucher son Poème de l'âme. En 1840, il a envoyé deux oeuvres religieuses au Salon. Il est retourné en Italie en 1843, s'installant cette fois à Florence. En 1845, sa Fleur des champs est bien reçue au Salon. Le premier cycle du Poème de l'âme est achevé en 1954. Il l'a présenté dans son atelier à Lyon puis à Paris ; le texte est imprimé chez Vingtrinier à Lyon (L'Âme, poème). Il s'est marié en 1856. En 1861 il obtient un poste à l'école des beaux-arts de sa ville natale. Il a exposé régulièrement au Salon et a présenté sans succès L'Infini à l'Exposition universelle. Il a connu des difficultés financières et a fini par s'installer à Toulon. IL a alors terminé Le Poème de l'âme.
Le texte intégral du poème est édité à Saint-Etienne par Thiollier, qui est devenu son principal mécène. Les tableaux sont installés dans l'ancienne commanderie de Verrières. Il est mort en 1892. La vente qui a suivi a été désastreuse : Le Poème de l'âme n'a pas trouvé d'acquéreur. Par la suite, il est admiré par Henri Focillon et par Maurice Denis. Malgré l'appui de Delacroix et de Flandrin, le grand projet de Janmot s'est révélé un échec. Il est vrai que sa facture est un curieux mélange de néoclassicisme et de romantisme pour dire les choses un peu simplement. Mais son esprit est surtout symboliste, bien avant que naisse un courant pictural dans cet esprit. L'étrangeté du traitement de ses sujets (Première Communion, Le Mauvais sentier, Souvenir du ciel, etc.) qui sont d'inspiration mystique, exécutés alors que s'affirmait le réalisme, le vouaient à une solitude manifeste.
La valeur de son art n'est pas discutable, mais sa manière de représenter sa pensée transcendantale allait à contre-courant de son époque. Il faudra attendre Gustave Moreau ou Giovanni Segantini pour trouver une telle audace et une telle originalité dans la manière de figurer des scènes mythologiques ou religieuses. Même quand il s'est attaché à rendre des scènes de la vie quotidienne, comme Le Toit paternel (vers 1848-18409), il est loin de ses grands contemporains ! Cette exposition met bien sûr en relief la singularité de sa démarche, mais aussi la valeur de sa peinture, qui mérite de figurer parmi les réalisations majeures d'une période qui est allée d'une révolution esthétique à l'autre.




Vincent Van Gogh pittore colto, sous la direction de Francesco Poli, Mudec, Milan / 24 ore cultura / musée Kröller-Müller, Otterlo, 202 p., 32 euro.

Cette exposition vraiment passionnante a pu être réalisée grâce au musée Kröllet-Müller d'Otterlo qui a prêté une quarantaine d'oeuvres. Le commissaire de l'exposition a eu l'idée excellente de na pas tenter de faire une manifestation spectaculaire (ce qui, dans ces circonstances précises aurait été aussi absurde qu'impossible), mais plutôt de faire découvrir des aspects de l'oeuvre du peintre assez peu connus. Il a d'abord divisé l'exposition en quatre parties distinctes, chacune traitant d'une thématique spécifique. Bien sûr, les grandes phases de son existence d'artiste sont présentes : celle de ses débuts dans le borinage, à La Haye, période où il est influencé par et à Nuenen (c'est à ce moment qu'il s'imprègne de l'art de Jean-François Millet), son séjour à Paris entre 1886-1887, qui s'est révélé fondamentale pour l'évolution de sa pensée, son séjour à Arles avec Gauguin et puis son internement à Saint-Rémy de Provence et enfin ses dernières années à Auvers-sur-Oise. La première section que je distingue est celle de la littérature : contrairement à la légende, Van Gogh a été un grand lecteur, et cet amour de la lecture s'est traduit par un certain nombre de tableaux comme le remarquable Romans français avec une rose dans un verre (1887), Nature morte avec statuette en plâtre (1997), Lectrice de roman (1888), à l'époque où il s'était plongé dans Au bonheur des dames d'Emile Zola.
Ces compositions montrent à quel point il a été soucieux de connaître la littérature de son temps, lisant Guy de Maupassant et les frères Goncourt (entre autres). En revanche, il n'a pas cherché à se frotter aux grands classiques. C'est là un moyen excellent de montrer qu'il n'a pas été une sorte d'inspiré un peu sauvage, mais un homme soucieux de se forger une culture et de savoir ce qui se passait autour de lui-même s'il avait une attitude un peu solitaire, sinon monacale. La seconde partie qui est important est l'influence considérable du japonisme. Les xylographies venues du pays du soleil levant commençaient alors à être collectionnées et suggéraient aux créateurs des idées très audacieuses pour organiser l'espace de leurs compositions. On découvre des tirages d'Utagawa Hiroshige dde Kawamura Bumpo, de Kasushika Hokusai, de Katsukawa Shumen, de Kunichika Toyohara, d'Utagawa Kunisada, et puis des ouvrages parus pendant la seconde moitié du XIXe siècle, tel Le Génie japonais de Louis Gonse.
C'est déterminant pour comprendre de quelle manière il a osé présenter des paysages comme son Coin de prairie (1887) dont j'ignorais tout. Tout ce qui concerne Paris montre avec quelle intelligence et avec quelle rapidité il a pu assimiler les recherches impressionnistes et les adapter à sa propre quête. Il a évolué avec une incroyable vélocité : il suffit de voir son Moulin de la galette de 1886 et son Intérieur d'un restaurant (1887), une autre révélation pour moi), alors que ses vues de Paris du haut de Montmartre ont marqué un nouveau départ pour sa démarche plastique trouvant dans l'impressionnisme une stimulation, mais aussi le une possibilité de liberté d'expression sans précédent. Cet ouvrage nous procure la possibilité de mieux connaître l'esprit de Van Gogh et de sa recherche perpétuellement en mouvement. L'exposition mérite le déplacement (elle dure jusqu'au 28 janvier 2024)) et son catalogue est un instrument merveilleux pour voir cet artiste tellement caricaturé sous un éclairage neuf et donc profitable pour tous les amateurs d'art, qu'ils soient déjà avisés ou qu'ils soient novices.




Vladimir Baranoff-Rossiné, Jean-Claude Marcadé, bilingue, Editions le Minotaure, Paris, 124 p., 30 euro.

La galerie Le minotaure nous a habitué à découvrir des expositions ayant un caractère muséographique et aussi à faire des découvertes étonnantes. Je dois avouer avec humilité que Baranoff-Rossiné n'a été jusqu'à un nom que j'avais rencontré lors de lectures, mais dont au fond je ne savais presque rien. Il est né à Kherson, en Ukraine, en 1888 dans une famille juive. Il a fait ses études artistiques à Odessa et puis à Saint-Pétersbourg. Il a pris part à diverses expositions de avant-gardes aux côtés de Mikhail Larionov et de Natalia Gontcharova. Il s'est rendu à Paris en 1910. Il s'est installé à la Ruche deux ans plus tard. Il a exposé au Salon d'Automne et au Salon desn. Il s'est intéressé très tôt à Cézanne et au cubisme. Mais il s'est intéressé à tout ce qui était nouveau à l'époque, en particulier le futurisme. Il est aussi très influencé par Robert et Sonia Delaunay, avec qui il est devenu ami. Son style exaspère toutes les influences qu'il a eues et crée l'Apocalypse verte (1912°, qui est un tableau très original. Il s'est ensuite rapproché de l'abstraction et a songé à faire une oeuvre totale et s'est tourné vers la sculpture. Il a présenté en 1914 Très impressionné par le projet wagnérien du Gesamtkunstwerk. Il a fait des recherches simultanéistes et synesthésistes.
Il les a présentés au théâtre Meyerhold puis au Bolchoï de Moscou en 1924. Il a inventé entre 1920 et 1923 le piano optophonique, qui lui a permis d'associer forme, son, couleur, et mêle l'odeur (l'idée des gammes de couleurs avait été imaginée par l'abbé Castel en 1720). Sa peinture s'est affirmée dynamiques. IL a aussi exploré la photochrométrie. De retour à Paris, il ouvre un atelier de recherches scientifiques. Il a toujours été un artiste singulier, comme l'a déjà montré en 1907 sa Rue de Saint-Pétersbourg sous la neige (plusieurs versions en blanc et gris avec une touche de rose pâle. Ses paysages, à partir de 1909, ont introduit la couleur, mais avec une économie tonale : son Bois de 1912 a associé la rigueur cézanienne et un lyrisme « baroque ».  La même année, il a peint une Maternité presque abstraite avec des volumes intriqués.
A partir de 1924, il est revu à des compositions plus réalistes, mais encore cubistes. Il n'a pas tout à fait renoncé au langage le plus débridé, comme le prouve son Martyre de saint Denis (1927). En 1930, il a d'ailleurs exécuté plusieurs Compositions abstraites. Il a représenté un cheminement extravagant, mais d'une grande richesse, qui nous permet de voir une autre façon d'envisager l'art moderne entre les deux guerres. Arrêté par la Gestapo en 1943, il est déporté à Auschwitz où il est mort en janvier 1944. Si l'exposition est terminée, ce catalogue permet de prendre connaissance de l'aventure peu commune de ce créateur digne de figurer parmi les grands novateurs du premier tiers du XXe siècle.




Anselm Kiefer, Daniel Arase, Editions du Regard, 328 p., 34 euro.

Daniel Arasse (1944-2003) nous a quitté prématurément. C'était un historien d'art hors pair. Et peut-être plus encore, comme le démontre cette monographie d'Anselm Kiefer, qui est une pure merveille d'intelligence et de subtilité. Ce livre est d'ailleurs bien plus qu'une monographie classique : c'est l'examen minutieux des avancées d'une pensée qui s'est traduite dans la peinture, la sculpture, le dessin et les installations. Il y a chez Kiefer quelque chose de protéiforme et de monstrueux, qui le pousse à développer quelques grands thèmes qui l'obsèdent, comme l'effondrement de l'Allemagne avec le nazisme ou les aspects les plus curieux du judaïsme (entre mille autres choses). Daniel Arase présente son travail, au début de son long essai, comme un labyrinthe et aussi une superposition de stratifications qui ne cessent de de développer et de se ramifier. L'artiste ne conçoit pas son oeuvre comme une succession de périodes où il aurait développé telle ou telle idée plus marquante que d'autres. Il s'agirait plutôt d'efflorescences conceptuelles qui multiplient les enchevêtrement des fils conducteurs de sa pensée et leur perpétuelle croissance.
Au fond, la première étape de la réflexion d'Arase porte sur cette situation qui fait de son oeuvre une architecture complexe et sans cesse renouvelée. Si la dimension plastique n'est jamais oubliée, elle fait sans cesse corps avec sa réflexion, qui est à la fois sans compromis et profonde. Kiiefer est une sorte de philosophe. Il a repris à son compte la posture des peintres de la Renaissance qui ont voulu être reconnus à l'instar des poètes. Cette fois, il s'est hissé à la hauteur des philosophes, et pas à celle de ceux qui aspire aujourd'hui à faire les philosophes en employant un langage incompréhensible (pour imiter Marin Heidegger !) ou, au contraire, à faire de la morale d'école primaire. Non, Kiefer pense, pense à son pays et ce qu'il a pu devenir au gré d'une dictature implacable et médite sur la nature qui l'entoure, à l'habitat et à l'homme, qui n'est pas l'élément majeur de son oeuvre (il a fait un homme anti-vitruvien - l'exact opposé de Léonard de Vinci !). Arase a très bien su analyser tous les mouvements de son être à travers ses compositions, où domine une sorte de mélancolie profonde et de vision onirique de notre pauvre Terre, si malmenée.
Il ne croit pas au progrès de l'humanité, ni ne croit à une quelconque rédemption. Il est sombre et conscient que nous ne connaîtrons pas des lendemains qui chante. Mais il n'empêche qu'il a une certaine conception de la qui n'a d'égale que celle de Charles Baudelaire : elle est un peu maudite et désenchantée. Mais elle existe pleinement et triomphe malgré tout. Anselm Kiefer a trouvé en Daniel Arase le plus superbe de ses commentateurs. Cette osmose incroyable a quelque raison d'être : Arase a pu retrouver tout le raffinement et la complexité mentale de l'art de la Renaissance dans un contexte tout autre, mais qui possède une grandeur comparable. Ce volume est sans conteste un chef-d'oeuvre qui ne fait que rendre encore plus intense la recherche intérieure de l'artiste allemand.




Ces messieurs du rugby, anthologie, édition de Marie Boizet, « La Petite Vermillon », La Table Ronde, 318 p., 8, 90 euro.

Jusqu'à une date récente, le rugby était un sport qui était populaire, certes, mais qui n'avait pas atteint les sommets du football. Aujourd'hui, ce sport s'est professionnalisé avec tout ce que cela comporte. Dans cet ouvrage, Marie Boizet a réuni des textes d'écrivains, de journalistes sportifs, mais aussi de quelques-uns de ces joueurs qui ont marqué ce sport surtout pendant l'après-guerre pour leur valeur exceptionnelle. Parmi tous les auteurs convoqués dans cet ouvrage, on trouve en première ligne Antoine Blondin. On se rend compte qu'il n'a guère eu de pairs d'une véritable dans ce domaine. Seuls le football et le cyclisme ont pu inspirer les hommes et les femmes de lettres. Ce sont surtout des chroniqueurs sportifs qui se sont passionnés pour ces matchs qui ont été surtout appréciés dans le Midi de la France. L'idée qui a présidé à cette compilation a été de faire découvrir les joueurs, les entraîneurs, enfin tout l'univers qui a pu entourer le petit monde du rugby dans le passé. On y découvre des figures qui sont devenues légendaires, comme Pierre Albaladejo ou Daniel Herrero. C'est tout à fait intéressant, car on a l'impression de plonger dans le gouffre du temps lointain en spéléologue d'une activité qui n'a pas changé ses règles, mais sa manière de s'exprimer dans les stades et dans les médias et d'être perçue par un public toujours plus large.




La Nuit sentimentale, Alexandre Castant, L'Harmattan, collection « Ecritures », 110 p., 13, 50 euro.

L'auteur est allé se plonger dans les gouffres noirs de la mémoire et s'est intéressé avec passion à ce qui témoigne de la Grande Guerre, surtout les photographies et les films. Il n'oublie pas les objets, des uniformes aux armes en passant par les obus et les lettres écrites par les soldats. Mais sa réflexion s'est surtout portée aux traces visuelles laissées par ce conflit épouvantable. Les morts, les blessés, les champs de bataille, les ruines des villes et des villages bombardés, les cimetières, et les carnets de ceux qui voulaient conserver les sentiments et les émotions de ces moments vécus dans la peur et dans la seule perspective de la mort. Cela a conduit le narrateur (nommé Thomas) à visiter les musées, grands ou minuscules, les lieux célèbres ou oubliés et tout ce qui rappelle l'horreur de ce massacre de masse.
Il s'interroge sur cette mémoire, qui est fidèle, mais qui ne saurait dire ce sue tous ces hommes ont pu vivre. Il en est venu à élaborer une théorie de l'imagerie belliqueuse à la fin de son volume. Il ne dramatise pas ni ne tient des propos larmoyants, mais il fait comprendre que tout ce qui subsiste comme traces de ces affrontements cruels dépasse l'entendement : la guerre n'est plus un art (même si l'on a tendance à magnifier les combats médiévaux et les batailles de l'Empire, qui étaient aussi de terribles hécatombes. L'humanité a cultivé cette folie sanguinaire et, paradoxalement, n'a cessé de croître et de prospérer. Ce qui nous caractérise est peut-être cette faculté de de servir de la guerre comme d'un moyen de passer un cap dans la civilisation... En tout cas, les pages que nous délivre Alexandre Castant qui sont libres de toute rhétorique et de bons sentiments, mais attentives à une terrible réalité, sont faites pour méditer sur ce passé qui s'est renouvelé assez vite, sous des formes un peu diverses, mais dont l'essence demeure plus ou moins la même.




Balenciaga, Marie-Andrée Jouve, texte de Jacqueline Demornex, Editions du Regard, 304 p., 30 euro.

C'est un nom encore mythique. Il est vrai que la maison qu'il a créée existe toujours. Crìstòbal Balenciaga Eizagirre est né en 1895 à Getaria dans le Pays Basque espagnol. Il a fondé sa première maison de couture à San Sebastiàn en 1919. Il a ensuite pu ouvrir des magasins à Madrid et à Barcelone. La guerre civile l'oblige à quitter son pays et il s'est installé à Paris où il a ouvert son magasin en 1937 avenue George V.
A partir des années cinquante, il a transformé de manière radicale la silhouette féminine en élargissant les épaules et en faisant disparaître la taille. Il n'a jamais cessé de modelé les formes et a imaginé la robe tunique et la robe chemise. Cers inventions radicales n'ont pas contribué à détruire l'image élégante de la femme et son art a été admiré par Christian Dior et même par Coco Chanel. Il a travaillé dans la capitale française jusqu'en 1968 et est décédé quatre ans plus tard. On lui a consacré d'importantes expositions de par le monde et une fondation a été ouverte en 2011 dans sa ville natale.
Son succès est demeuré inaltéré pendant toutes ces années de travail. S'il a tant aimé dessiner des formes inédites, il s'est montré assez peu bavard sur sa vie et sur son histoire de styliste. Il a été plutôt réservé. Mais cela n'a pas empêché que sa réputation n'a fait que croître et que le temps n'a pas été altéré l'admiration qu'on lui a portée. Il a habillé la jet set et la noblesse de son époque, mais a aussi conçu des modèles qui pouvaient être portée dans un contexte plus simple, comme une promenade en campagne. Il a aussi su se montrer d'une extravagance qu'on pourrait qualifier de baroque, mais a su également être capable d'un style épuré.
Au fond, il ne s'est jamais arrêté à une formule tout en étant capable de marquer chacun de ses robes de son empreinte inimitable. Cet album est une merveille car non seulement il remémore sa longue et impressionnante carrière, mais il nous fait connaître les dames de la bonne société qui l'ont choisi pour leur mariage ou, plus simplement, pour leurs soirées. Il a aimé s'inspirer de grands peintres comme Zurbaran, Goya, mais aussi Manet et Monet. C'est d'ailleurs là un des traits les plus singuliers de sa démarche, qui prouve qu'il a été un homme de culture, mais aussi capable de s'emparer du passé pour le rendre présent. Cet ouvrage est magnifique et on peut être heureux que les Editions du Regard aient pu le rééditer dans une version plus accessible aux lecteurs.
Gérard-Georges Lemaire
05-10-2023
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