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[verso-hebdo]
15-12-2022
La chronique
de Gérard-Georges Lemaire
Chronique d'un bibliomane mélancolique

Dépassons l'anti-art, Christian Dotremont, édition établie et préfacée par Stéphane Massonet, L'Atelier contemporain, 994 p., 25 euro.

Christian Dotremont (né en 1922 à Tervueren en Belgique - 1979) est sans doute l'un des protagonistes les moins connus du groupe Cobra. Fils d'un homme cultivé, qui a dirigé plusieurs revues culturelles, dont La Revue latine, et d'une mère qui écrit de la poésie, il va très tôt s'intéresser à la littérature et aux arts. Au long de son existence, il sera tout autant peintre, poète qu'essayiste. Plus tard, quand il a rejoint le groupe Cobra, il sera surtout connu pour ses Logogrammes, qui sont une combinaison libre de formes qui peuvent être considérées comme des écritures imaginaires que des dessins linéaires abstraits. Mais il a beaucoup écrit (dont des poèmes) et a été attiré par l'expérimentation dans différents domaines. Après la séparation de ses parents, il est placé dans un collège jésuite, dont il a été expulsé pour indiscipline aggravée. En 1937, il peut apprendre le dessin à l'Académie de Louvain. Mais il est encore une fois mis à la porte ! A cette époque, il lit beaucoup d'oeuvres poétiques. Et il est frappé profondément par les peintures de René Magritte, qui l'inspirent. En 1940, il envoie un poème à la revue L'Invention collective, que dirigent Magritte et Ubac.
Le surréalisme devient sa ligne d'horizon, mais dans une optique très singulière. Il se rend à Paris en 1941, mais André Breton est déjà parti pour l'Amérique. Il collabore à la revue La Main et la plume. Il fait la connaissance de Paul Eluard et Pablo Picasso. Il continue à écrire des poèmes. Il rentre en Belgique en 1943. Il écrit alors des essais sur le langage. Un an plus tard, il fonde la revue Les Deux soeurs (trois numéros parus). Il est alors de plus en plus favorable au surréalisme révolutionnaire. Il publie en 1947 dans le dernier numéro un texte une déclaration qui fait figure de manifeste. Cette même année, il fonde le mouvement surréaliste révolutionnaire avec Paul Bourgoignie et Jean Seeger. Il s'est éloigné d'André Breton. Des Français ou des résidents en France, les rejoignent : en particulier René Passeron, Edouard Jagger et Noël Arnaud. Mais cette aventure passionnée n'a duré qu'un an. On ne sera donc pas surpris que la plupart des articles écrits au début, par Dotremont soient consacrés au surréalisme et à la vision personnelle qu'il en a.
Outré par l'attitude de Breton, qui reproche aux surréalistes belges leur « autonomie », il entreprend de redéfinir le surréalisme avec liberté et aussi avec de nouveaux points de vue. Il développe ses théories, qui le font s'éloigner des principes premiers du surréalisme. Ces écrits sont importants car l'on peut constater qu'une autre conception émerge. Au milieu de toutes ces considérations sur ces modalités de l'art tel qu'il l'entend, se mêlent des portraits d'écrivains, tels que Jean Cocteau ou Paul Valéry, d'Edgar Poe ou de Lautréamont, mais également de peintres, d'abord René Magritte, qu'il admire beaucoup et de Pablo Picasso. Apparaissent des courtes nouvelles ou des considérations sur les mots et sur tout ce que leur emploi implique. Cette somme immense montre que Dotremont avait un talent polymorphe pour l'écriture, son art allant de la création romanesque à la réflexion sur le monde de l'écriture et sur celui de l'art. Cette publication de 900 pages ne recueille pas tous ses écrits ! C'est donc un excellent moyen de découvrir son talent, qui doit bien entendu être aussi relié à ses qualités de peintre, qui ne sont pas gommées, mais qui ne sont pas encore suffisamment appréciées à leur juste valeur.
C'est ici un livre qu'on pourra savourer avec délectation en même temps que la découverte d'une figure importante de ce surréalisme dissident qui l'a conduit à l'expérience de Cobra, entrez 1948 et 1951, avec la création de la brève revue Réflex. Il rédige d'ailleurs de très nombreux article à propos de ce groupe qui, en dépit de sa courte existence, à marqué les esprits des observateurs de l'art de l'après-guerre. De grands noms se sont imposés. Et nous apprenons grâce à lui comment ils ont pu se forger une grande réputation. Il a fait la chronique de certains événements (surtout des expositions), mais a aussi mis en lumière des personnages moins célèbres. En somme, il s'est fait l'historien de ce mouvement de rupture et de retour aux origines lointaines de la production artistique des hommes. Cette quête a été rapidement reprise en d'autres termes par d'autres artistes qui ont puisé dans le grand réservoir de ces ères lointaines pendant lesquelles s'est forgé la sensibilité de notre humanité.




La Neige, par les grands artistes de l'estampe japonaise, Jocelyne Bouquillard, coffret + livret, Editions Hazan, 34 euro.

Ce qui fait la beauté et la force d'expression des maîtres xylographes de l'ère d'Edo, c'est leur capacité de pouvoir concilier réalisme et stylisation. Ils parviennent à rendre des paysages d'hiver, les rendant reconnaissables et pourtant irréels et chargés d'une intense poésie. Il y a bien une volonté d'idéaliser les montagnes, les plaines, les forêts, les cours d'eau, mais sans les rendre méconnaissables. Il y a aussi une dimension presque religieuse de ramener l'être humain à une dimension très modeste par rapport à ce que les forces de la nature sont capables d'engendrer. Tout ce blanc uniforme semble métamorphoser la Terre et ceux qui y demeurent. Observons par exemple Le Temple de Benzaiten gravé par Utagawa Hiroshige aux alentours de 1845 : on y voir un homme solitaire - sans doute un moine - qui suit le large chemin menant à la porte du temple.
Le paysage qui l'entoure est blancheur immaculée et on a le sentiment que la scène est plongée dans le silence le plus absolu. Ce personnage vu de dos paraît bien frêle dans ce monde que la neige a revêtu. Et cela se reproduit chaque fois qu'une figure se profile dans un univers enneigé. Et quand on regarde un couple de femmes en train de bavarder à l'extérieur, comme c'est le cas dans Le dixième mois Promenades dans les premières neiges d'Utagagawa Kunisada (circa 1827), les deux jeunes femmes sous le parapluie semblent s'avancer dans un paysage qui s'efface peu à peu. Il faut noter que cette tendance à la monochromie s'amorce au début du XIXe siècle et qu'elle marque donc une distance avec l'art de la gravure qui a précédé. Bien sûr, il arrive souvent qu'une tache de couleur vive ou que les coloris des kimonos viennent contraster avec cette blancheur envahissante.
C'est d'ailleurs là un stratagème pour renforcer cette impression d'immensité impressionnante que les chutes de neige construisent. C'est aussi la démonstration de la dextérité virtuose de ces artistes qui savent utiliser la couleur avec raffinement et invention. Qui ne saurait contempler ces scènes hivernales sans être admiratif du rendu de ces compositions ? J'ajouterai aussi que des formes classiques sont utilisées et transposées dans cette manière nouvelle de traduire l'effet des éléments. Si les maîtres de l'ukiyo-é se sont efforcés de découvrir un nouveau langage qui n'a plus grand-chose à voir avec la tradition picturale - et même de la gravure depuis le XVIIe siècle - , il est évident qu'ils ne rompent pas avec le passé et surtout ne veulent en aucun cas le renier. On a le sentiment qu'ils ont l''ambition d'imposer un autre genre de classicisme. Un soupçon de pittoresque est associé à la grandeur de ces vues sublimes. Parfois, ils ont traité des sujets familiers, comme les jeux des petits enfants, émerveillés, qui sont dépeint de manière ludique, comme pour renforcer la joie de ces gamins qui se réjouissent de la présence de la neige, comme si leurs rires avaient été renforcer par le burin de l'artiste. Ce volume est un enchantement de bout en bout et nous fait apprécier la valeur de ces grands artistes qui ont bouleversé le cheminement de la peinture en Occident.




Premières nouvelles suivi de L'Offense, Anton Tchekov, préface de Maxime Gorki, traduit du russe par Madeleine Durand avec la collaboration de E. Lotar , Wladimir Pozner & André Radiguet, « Domaine étranger », Les Belles Lettres, 512 p., 17 euro.

La présentation d'Anton Plavlovitch Tchekov (1860-1904) telle que l'a conçue Maxime Gorki (qui a été un de ses proches amis) est d'une originalité remarquable : il a voulu la délivrer sous forme d'un récit, avec des dialogues. Il en résulte un portrait remarquable et aussi une introduction à l'esprit de son oeuvre (ses fictions autant que ses pièces de théâtre) qui est sans doute brève mais suffisante pour que nous puissions en comprendre l'essence. C'est absolument merveilleux. Gorki le regarde comme un maître et, pour souligner ses qualités, il relate ses défauts (en particulier la neurasthénie qui le frappe de temps à autre). Avec ce recueil, nous pouvons pénétrer dans le monde de ses débuts littéraires. Il a commencé par travailler pour des revues humoristiques, qui ont publié quelques-uns de ses tous premiers récits. Ses premières nouvelles paraissent en 1880 et d'autres suivent l'année suivante.
Chaque année qui passe, il en fait paraître un plus grand nombre, jusqu'à 120 en 1885 ! En dépit de la diversité de ses sujets et de sa rapidité d'exécution, il ne s'est pas attaqué au roman. Ce qui saute u yeux dès les premières nouvelles, Ce qui frappe dès les premières nouvelles, c'est le goût de l'écrivain pour un genre où l'humour et pour la concision. On remarque ensuite l'esprit que domine ses histoires, qui font songer à des pastiches. En somme, l'auteur ne se prend pas au sérieux et désire avant toute chose divertir son lecteur. Il est en rupture complète avec ses grands ancêtres et ses illustres contemporains. Mais il n'en reste pas moins vrai, même si ces oeuvres paraissent avoir été écrits assez rapidement, il n'en travaille pas moins son style, sans jamais chercher à engendrer un univers inspirant l'admiration. L'admiration peut plutôt naître de la façon dont il construit ses récits, qui se lisent sans heurt et avec bonheur. En somme, il se place volontairement en marge de la tradition littéraire russe. C'est vraiment tout l'opposé de Pouchkine ! Son art, qui semble modeste à première vue, est en réalité une démonstration de sa grande capacité à tirer profit d'un sujet parfois d'un intérêt secondaire et d'en tirer des effets efficaces. Il n'est ni Tolstoï, ni Dostoïevski ! Mais il a réussi à savoir manipuler un style qui n'appartient qu'à lui.
Ce volume est complété par un roman intitulé L'Offense. Ecrit en 1882 et publié par Bouldinik, il relate des déboires d'un pauvre violoniste, Zweibusch, et de sa fille. Ilka, qui joue de la harpe. Un beau jour, il est malmené avec violence par une comtesse Goldaugen, une femme méchante et acariâtre. Sa fille veut venger la cruauté de cette femme de la noblesse Elle veut lui intenter un procès. Elle fait la connaissance d'un baron, Arthur Zainitz, qui lui promet de l'épouser et de la venger si elle lui rapporte une grosse somme d'argent. Le père et la fille se rendent à Paris et par d'heureux concours de circonstances, trouve la somme exigée par le baron. Sur ces entrefaites, le baron tourmente la comtesse, qui était son ancienne maîtresse. Quand Ilka lui remet l'argent demandé, il perd son titre de baron à cause de manoeuvres sordides de son frère, la journée même de ses épousailles avec Ilka. Quant à la comtesse, elle se suicide de désespoir. On trouve dans cette histoire qui a des éléments tragiques bien des aspects typiques de sa manière de narrer des nouvelles.




Sédition, Jules Vipaldo, Tinbad, librazirie l'Alinéa & le collectif Fantôme, s. p., 4 euro.

Le titre donne le ton : ce texte assez bref est un brulot : il condamne avec humour et un ton grinçant les formes traditionnelles de l'écriture et donc de la lecture. Fort bien. Mais l'auteur n'a pas assez développé sa pensé et nous laisse un peu déçu, car on aurait aimé qu'il ait pu donner à ces quelques pages un peu plus d'épaisseur. Sur le fond nous pouvons l'approuver, mais quant à la forme, il nous déçoit. Il est possible de condamner les caractéristiques de la littérature ancienne et même présente, mais encore faudrait-il qu'il nous apporte bien plus d'eau à son moulin.




L'Autre livre, Michel Butel, préface de Béatrice Leca, L'Atelier contemporain, 666 p., 12 euro.

L'Autre amour paraît en septembre 1977 au Mercure de France et, quelques semaines plus tard, il recevoir le prix Médicis. C'est son premier roman. Quand on le lit aujourd'hui (j'avoue ne l'avoir pas lu à l'époque), on peut être surpris par son caractère conventionnel. Ce natif de Tarbes est connu pour son iconoclastie dans la sphère de la presse, se montre ici bien conventionnel, surtout à une époque où le Nouveau Roman et la poésie expérimentale avaient droit de cité. C'est une fiction bien ficelée, écrite avec grand soin, mais qui paraît être quelque peu surannée. On a récompensé l'écrivain bien sage qui s'est inscrit, avec talent - il faut le souligner - dans la droite ligne des grands auteurs français du XXe siècle. Il n'imite personne et ne cherche pas à se classer dans une école quelconque. Mais il veut prouver qu'il sait écrire et bien, qu'il a du style. Mais il lui manque l'originalité et l'audace.
Dans les ouvrages qu'il écrit par la suite, comme La Figurante, qui est publiée en 1979, il a souhaité être moins respectueux des formes. Sans doute, ne fait-il rien de très choquant, mais il construit parfois des chapitres très courts ou s'engage dans un récit plus développé. En somme, il s'octroie des libertés. Il est plus en phase avec son temps, mais sans allez plus loin que Le Clézio ou que Georges Pérec. Mais il reste bien loin d'un Robbe-Grillet et encore plus loin de Jean-Jacques Schuhl. Il ne se veut pas classique comme Jean Genêt, qui aime fait contraster son écriture et l'objet de son écriture. Tout ce qu'on peut dire désormais, c'est que ces pièces de littérature restent tout à fait lisibles et même qu'on peut le savourer. Mais cette timidité, ce manque d'affirmation dans la prose, cette peur de ne pas respecter les conventions à de rares exceptions près, fait de lui un écrivain qui n'a pas vraiment survécu à lui-même.
Cependant, L'Autre histoire où sait mieux concilier plusieurs genres de composition qui ne sont pas liés en général lui a bien réussi et fait de ce livre une oeuvre qui mérite de réémerger à la surface des lectures recommandables. Petit à petit, il a gagné une indépendance dans l'art romanesque. Et là, tout à coup, il s'arrête. C'est dommage. Quoi qu'il en soit, ces oeuvres complètes méritent le détour. Son dernier ouvrage a été une fable intitulée L'Enfant, écrite peu avant sa disparition. Faut-il réhabiliter Michel Butel. Je crois que oui. Il a de belles pages et un sens authentique de la narration. J'ai fait toutes ces réserves pour qu'on comprenne beaucoup il est tombé dans l'oubli, mais ce n'est en aucun cas une condamnation. Si vous avez l'occasion de trouver ce livre, prenez-le et faites-vous une opinion. Cela en vaut la peine.




La Guerre du pavot, R. F. Kuang, traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Yannis Urano, Babel, 654 p., 12, 50 euro.

Ce roman raconte la vie d'une jeune fille nommée Rin. Orpheline elle a été recueillie par la famille Tang. Mais l'avenir est sombre pour elle : ses parents adoptifs ne peuvent pas lui assurer un avenir prometteur. La seule issue possible pour elle est un mariage arrangé. Elle est résolue à échapper à ce destin peu enviable. Elle décide donc de passer un concours. Elle est aidée par un précepteur qui a remarqué ses qualités. Elle passe le concours pour entrer à l'école de Sinegard, qui accueille des élèves de toutes origines à conditions de démonter posséder des capacités intellectuelles indiscutables. Elle réussit cette épreuve et elle se rend dans cette institution. Celle-ci se présente comme un bâtiment sur plusieurs niveaux dans un région montagneuse. L'instruction y est difficile et rigoureuse. C'est en fait une école militaire, qui ne forme pas des combattant, mais plutôt des cadres pour l'armée.
Il y a des cours d'histoire et de stratégie. On y apprend aussi les arts martiaux. Rin n'éprouve pas trop de difficultés à s'adapter et se révèle une élève brillante. On la suit dans le cours de ses études. Puis elle est affectée aux troupes qui combattent pour l'Empire nikara, quand celui-ci doit de nouveau affronter les soldats de Murgen. Cela fait songer aux anciens romans historiques chinois, qui mêlent volontiers la réalité et la fiction. Dans ce très long récit, l'héroïne est initiée aux connaissances ésotériques, en particulier au shamanisme. Pour nous, tout cela a un vague air de ressemblance avec Alexandre Dumas Père ou Eugène Sue. C'est long, très long, mais l'auteur a fait preuve d'assez de qualités narratives pour rendre le tout non seulement d'une lecture aisée, mais aussi agréable. N'étant pas amateur de ce genre, je me garderai bien de donner un avis. Mais je dois reconnaître que c'est loin d'être ennuyeux ou rébarbatif. C'est un ouvrage à mi-chemin entre la fantasy que chérissent tant les anglo-saxons et le picaresque de nos romanciers du XIXe siècle. Les amoureux de ce type de littérature y trouveront certainement un certain plaisir et une bonne raison de suivre la jeune Rin dans ses aventures tourmentées et dans un contexte des plus complexes.



Les Mânes des ancêtres, Michel Spanin, ECFC, 150 p.

Je ne sais trop par quel bout prendre ce livre qui échappe à toute définition ! Au début, Michel Spanin nous fait prendre connaissance des échanges épistolaire qu'il a eu avec différents éditeurs ou directeurs de collection. C'est assez divertissant car les réponses sont souvent embarrassées et l'on comprend que les éditeurs ont éprouvé le même problème que moi : ils ont cherché les mots pour montrer qu'ils ont été intéressés par le manuscrit, tout en concluant qu'ils n'étaient pas en mesure de se lancer dans une telle aventure ! Puis il y a un échange épistolaire avec Gilles Deleuze, qui s'intéresse à cette écriture hors norme, ce qui constitue une sorte de relation amicale dont la tonalité est bien singulière. Dans le reste de l'ouvrage, qui est marqué par un jeu typographique qui ne cesse de se modifier, l'auteur nous offre des brides de fiction, toujours décousus. Je n'ai rien contre l'écriture expérimentale, mais je ne suis pas parvenu à être convaincu du sens des poèmes, des jeux narratifs de toutes sortes et de cet ouvrage. Il y a des passages vraiment intéressants, d'autres qui demeurent un peu suspendus dans le vide. Il m'est difficile de porter un jugement. Je laisse par conséquent le soin au lecteur d'apprécier cette recherche passablement ébouriffée. Ce n'est pas ma tasse de thé, comme on peut le dire dans les salons à la mode, et je pense que l'auteur aurait pu mieux développer ses concepts et surtout les approfondir.
Gérard-Georges Lemaire
15-12-2022
 
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Verso n°133

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